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« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », a dit un sage.


jeudi 19 juillet 2012

L’Affaire Mwambutsa


Les embarras ne font que commencer

J’ai été surpris la semaine passée en écoutant les news sur la radio Isanganiro du 12 juillet. J’ai appris que notre ministre de la Culture n’était vraiment pas informé. Il disait que le procès ouvert à Genève sur affaire Roi Mwambutsa IV Bangirincenge dit Rubangisha aurait lieu le 14 juillet. Chacun sait que ce 14 juillet était un samedi, un jour férié. Notre Ambassade qui était représentée par son attachée pour les questions juridiques était bel et bien au tribunal, qui a écouté les parties intéressées le 10 juillet, donc deux jours avant la déclaration du ministre.
J’ai aussi entendu que le Gouvernement avait engagé un avocat dans la procédure. C’est tout à son honneur, sauf que pour l’instant, le procès ouvert ne concerne, du moins officiellement Bujumbura que par ricochet. Nous y reviendrons peut-être.
Par contre, si c’est pour dire que le Burundi devait être représenté par l’attachée juridique, c’est encore plus grave : d’une part, l’intéressée n’est pas inscrite au barreau de Genève et sa participation au procès en tant qu’avocate de la partie défenderesse avait été refusée. Cette information aurait dû parvenir tôt à notre ministre ; celui-ci aurait peut-être dû charger ses services de rectifier. A ma connaissance, cela n’a pas été fait.
Maintenant je crois à une autre chose : quelle que soit l’issue de cette procédure en justice, je gage que les retombées que celle-ci va générer dans l’opinion publique ne peuvent que prendre la dimension d’une affaire d’Etat. Qu’on le veuille ou non ! Je suggère que nos autorités le comprennent sous cet angle. C’est dans l’intérêt du pays.