Les embarras ne font que commencer
J’ai été surpris la
semaine passée en écoutant les news sur la radio Isanganiro du 12 juillet. J’ai
appris que notre ministre de la Culture n’était vraiment pas informé. Il disait
que le procès ouvert à Genève sur affaire Roi Mwambutsa IV Bangirincenge
dit Rubangisha aurait lieu le 14 juillet. Chacun sait que ce 14 juillet était
un samedi, un jour férié. Notre Ambassade qui était représentée par son
attachée pour les questions juridiques était bel et bien au tribunal, qui a
écouté les parties intéressées le 10 juillet, donc deux jours avant la
déclaration du ministre.
J’ai aussi entendu
que le Gouvernement avait engagé un avocat dans la procédure. C’est tout à son
honneur, sauf que pour l’instant, le procès ouvert ne concerne, du moins
officiellement Bujumbura que par ricochet. Nous y reviendrons peut-être.
Par contre, si c’est
pour dire que le Burundi devait être représenté par l’attachée juridique, c’est
encore plus grave : d’une part, l’intéressée n’est pas inscrite au barreau
de Genève et sa participation au procès en tant qu’avocate de la partie
défenderesse avait été refusée. Cette information aurait dû parvenir tôt à
notre ministre ; celui-ci aurait peut-être dû charger ses services de
rectifier. A ma connaissance, cela n’a pas été fait.
Maintenant je crois à
une autre chose : quelle que soit l’issue de cette procédure en justice,
je gage que les retombées que celle-ci va générer dans l’opinion publique ne
peuvent que prendre la dimension d’une affaire d’Etat. Qu’on le veuille ou
non ! Je suggère que nos autorités le comprennent sous cet angle. C’est
dans l’intérêt du pays.