Pourquoi nous le faisons? c'est parce que le monde entier a le droit de le savoir. En 1994, la région africaine des Grands Lacs a atteint à partir du Rwanda le sommet de l’horreur. Un drame humanitaire qui dépassait en intensité celui que l’on connaissait à l’époque dans l’actuel Afghanistan et qui avait traversé les frontières du Kivu congolais.
Suite aux violences innommables, notamment sexuelles, qui ont marqué le triste sort des femmes durant ces deux décennies qui s’achèvent cette année, l’on a pu découvrir les dimensions humaines que poeut atteindre une crise quand la prévention échoue.
Tout cela, on le sait aussi. Par contre, on sait fort peu de choses sur les potentialités que le Burundi, pays où tout avait commencé par l’assassinat – encore impuni aujourd’hui - de deux chefs d’Etat en six mois seulement, pourrait dégager en faveur de la paix régionale globale.
Les potentialités insoupçonnées de Bujumbura, l’international
En effet, c’est à Bujumbura, au sein d’une très petite équipe créée dans une Cellule de la Présidence de la République en janvier-février 1994 – il y a donc exactement 20 ans, que l’idée d’organiser une rencontre diplomatique internationale de paix qui serait le lieu de réflexion pour apporter une réponse à la lancinante question des réfugiés, qui embarrassait tout le monde.
C’est de cette idée qu’est né, sous l'instigation de votre serviteur, le gigantesque projet de Conférence internationale de l’ONU sur la l’Afrique des Grands Lacs, qui s’est tenue à Nairobi en novembre 2006. J'ai eu le bonheur de présider, après une élection par nos pairs à la veille de cette conférence, lors d'une rencontre préparatoire à Arusha, la Commission chargée des questions humanitaires au nom de la société civile.
Je peux affirmer que ce n’est pas un hasard que le Secrétariat général, créé pour pérenniser cette initiative, a été installé dans la "Ville du bout du Lac" Tanganyika.
Nul ne devrait aussi ignorer que l’histoire des printemps démocratiques qui ont vu la fin du Parti unique en Afrique a commencé au Burundi !
En 1988, en effet, un acte politique pacifique d’un courage exceptionnel, - une simple lettre ouverte adressée au Président de l’époque, le 22 août de cette année là, a mis fin à un massacre qui allait dégénérer en génocide, évitant la répétition de ce qui s’est passé en 1972.
Est-il orgueilleux de rappeler, encore une fois, que c'est votre serviteur, qui fête ses 60 ans ce 21 janvier 2014, qui en a pris l'initiative principale ?
Est-il exagérer aussi de mentionner que notre organisation a été la première de l'histoire burundo-burundaise à avoir amené sur la place internationale genevoise des hutu et des tutsi, de tous les horizons, à commencer une négociation qui a mené vers Arusha ?
Est-il inutile de rappeler surtout que la plupart de faiseurs de paix connus par la suite, qui se sont occupé du Burundi se sont inspirés de notre méthode ou citent nos informations comme le fait un expert suisse, le Pr Thomas J. Hottinger, qui a représenté la Berne fédérale aux négociations interburundaises d'Arusha? (Merci, pour en savoir plus, de lire ici : http://www.bmlv.gv.at/pdf_pool/publikationen/09_fij_08_bcc.pdf)
Mais c'est à vous de juger.
Pourquoi et comment voir plus loin ?
Ceci, donc, explique cela. Car depuis un temps, grâce à certaines actions, les choses ont commencé à bouger autrement dans l’ensemble de la région, en particulier grâce aux spécificités que seul le Burundi et sa capitale ont pu prouver.
Le rôle joué par ce pays à ce jour, dans la mise en œuvre actuelle de la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui en 2013, vient de mettre fin à la guerre dans le Nord Kivu doit être souligné. Les Burundais devraient en être fiers; tout comme le CIRID n'a pas l'intention de minimiser son rôle d'avant garde reconnu à ceux qui ont pressenti la nouvelle donne.
Naissance du Groupe des 1000 amis : une consécration
Conclusion de tout ce qui précède: Bujumbura pourrait devenir une sorte de Genève internationale africaine du futur, si ses atouts étaient développés. Les pays de la région, de Kinshasa à Mogadiscio et de Bangui à Djouba, pour ne citer que ces capitales-là en Afrique au Sud du Sahara, pourraient régulièrement s’y rencontrer pour gérer, par le dialogue, les conflits qui menacent.
D’où la création du Groupe des 1000 amis engagés dans la promotion de cette cause, à l’initiative du CIRID et ses partenaires.
Comment adhérer ?
Il suffit d’une seule condition : y croire et s’engager à coopérer. Les initiateurs veulent rapidement arriver à un nombre de membres atteignant au moins 1000 personnes. Des personnes physiques ou morales, sans aucune distinction, qui acceptent de réunir leurs moyens.
Objectif ultime
Arriver à provoquer, dans les mois ou les années à venir, l’organisation d’une 2ème conférence internationale, semblable à celle de 2006, mais qui viendrait évaluer sérieusement le travail accompli et fixer de nouvelles priorités, plus particulièrement là où résident encore les obstacles à la sécurité humaine et au progrès.
Le Groupe des 1000 veut se rendre capable de réaliser avec ses propres moyens les premières étrapes menant vers cet objectif.
Stratégie et activités en 2014
Notre stratégie axée sur le concept baptisé « Déminer les esprits d’abord » vise avant tout à prôner ouvertement le fait que les institutions de la Genève internationale actuelle sont parfaitement adaptées pour faire progresser la vision.
En conséquence, voici les 2 principales activités à venir:
- Genève, 5 mars 2014, en parallèle avec la tenue de la 25ème session du conseil des Droits de l’homme : side events sur une thématique porteuse : L’économie verte : moyen de lutte contre la pauvreté et pour la sécurité humaine en Afrique des Grands Lacs.
- Bujumbura, 20-22 août 2014, suite des discussions de Genève à l’occasion du 2ème Forum International du Tanganyika, allant de pair avec un Safari destiné à découvrir les beautés touristiques vierges de la région riveraine de ce lac.
Comment nous soutenir ?
Si vous êtes convaincu qu’il est
possible de faire mentir la fatalité des guerres interminables et du fléau
récurrent de la pauvreté en Afrique des Grands Lacs, vous êtes déjà membre du Groupe
des 1000 amis.
Vous pouvez donc nous
soutenir de plusieurs manières :
- En participant aux activités du
Groupe des 1000 amis;
- En animant autour de vous un Comité
d’actions
- En alimentant notre
« Basket found » par un don financier ou par un soutien en nature
Gestion des dons
Afin de viser un maximum de
résultat surtout en gérant honnêtement vos dons :
- Le CIRID recourt au service
d’une fiduciaire qui contrôle ses comptes ;
- Une liste des donateurs (pour
ceux / celles qui le désirent) sera publiée en ligne sur le website de
l’organisation
- Un Comité de contrôle prendra
ses fonctions officiellement le 5 mars 2014 lors de la cérémonie de lancement
des activités. Une conférence parallèle organisée avec les moyens électroniques
modernes d’usage répercutera en temps réel le déroulement de cette
activité.
Contact : geneve@cirid.ch ou Burundi@cirid.ch - tél. +257 78 834 090 - ou + 41 79 534 3711 - www.cirid.ch ou http://deo-hakizimana.blogspot.fr
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