Mon confrère Salvator Sunzu vient de briser un tabou. Vers la fin d’un article publie sur www.arib.info, que l’auteur dédie a la mémoire de Pierre Ngendandumwe, ancien premier ministre burundais assassine le 15 janvier 1965, Sunzu écrit : « Le premier geste serait de ramener le portrait du héros national dans les bureaux administratifs comme jadis. Il ne portera nullement ombrage aux portraits actuels. Au contraire. Si cela n’est pas fait (…) ce sera une preuve que le rapport de force des acteurs aujourd’hui en présence penche encore en faveur des assassins de Ngendandumwe et leurs acolytes au détriment de toutes les victimes des années 60 et d’aujourd’hui ».
Dont acte !
Je dirai encore, pour compléter cette affirmation, que si au mois de février le Burundi ne se dotait pas comme promis par le récent discours présidentiel de fin d’année, de la très demandée Commission Vérité Réconciliation, vainement attendue depuis douze ans, malgré le passage des équipes gouvernementales que l’on sait, cela voudra dire que le pays peut compter quelques nouveaux chapitres noirs dans les années qui viennent.
Mais pour ne pas trop tomber dans les obscurités, rappelons quand même ceci : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais (aussi surtout) par ceux qui les regardent sans réagir », a dit un sage.
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