Genève, 27 janvier (Cirid). Un gigantesque incendie a ravagé le marché central de Bujumbura, la capitale du Burundi, qui représente le premier poumon économique de ce pays qui sort péniblement d’environ deux décennies de guerre civile. Le chef de l'Etat, M. Pierre Nkurunziza, qui participait au sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie), a été obligé d'écourter son séjour pour regagner Bujumbura où une cellule de crise a été installée.
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Une vue de
Bujumbura prise du haut du quartier résidentiel Kiriri lors de l’incendie
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Devant l’ampleur de la catastrophe et l’état chaotique des interventions,
les pays de l'East African Community (EAC) dont le Burundi est membre ont été
appelés à la rescousse. Le Rwanda a aussitôt réagi en envoyant un hélicoptère pour
participer à l'extinction des feux, qui menaçaient de s'étendre vers les
infrastructures environnantes de ce marché : des banques, des stations à
essence et surtout le siège central des télécommunications du pays.
Pour l’instant, même si l’on ne sait pas encore les origines précises de
ce malheureux événement, les observateurs sont unanimes pour affirmer que c’est
la plus grande catastrophe économique aux dimensions écologiques jamais arrivées
connues au Burundi et qui aura d’importantes répercussions collatérales sur la
vie du pays. IL va falloir que les décideurs, toutes sensibilités confondues, soient
capables de se réunir autour d’une même voix pour prévenir, à l’avenir, de telles
catastrophes.
Peut-être qu’il va notamment falloir envisager une table ronde de
donateurs pour instaurer une espèce de « Plan Marshall » pour vernir
au secours de l’économie en indemnisant ou en relançant les victimes ruinées.

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