Pour sa première sortie médiatique depuis qu’il a pris fonction l’année dernière comme représentant spécial de Ban Ki-Moon au Burundi, le patron du BNUB (Bureau des Nations Unies au Burundi) a invité à la mi-février les keys players de notre pays à se retrouver pendant quelques jours à partir du 11 mars prochain pour un atelier destiné à revenir sur le contentieux postélectoral qui déchire notre classe politique. L’objectif, c’est aussi de préparer les échéances 2015 pour prévenir d’éventuels nouveaux conflits.
J’apprécie cette initiative et j’ai suivi très attentivement les différents sons de cloches qui ont fusé de de part et d’autre, dans la classe politique ainsi que dans la société civile.
Je voudrais cependant laisser apparaître ma surprise, qui témoigne aussi d'une espèce d'agacement : pourquoi (presque) personne ne veut rappeler de manière expresse que cet exercice devrait être logiquement se présenter comme un des acquis forts engrangés par le « Projet Cadres de dialogue » (voir www.cirid.ch) dont certains ne se souviennent pas assez, malgré le fait qu’il ait aidé, incontestablement, à limiter les dégâts en 2010 ?
J’aimerais ces prochains temps revenir sur ce que j’en sais, en ma double qualité de candidat indépendant aux élections de 2010 et de superviseur élu de ce projet. Je tiens à rendre hommage à mes 23 autres collègues, qui constituaient ce que Mahmoud Youssef, ancien représentant spécial de l’ONU, et qui est l’architecte de cette démarche-là appelait : « Le Burundi en miniature », qui a accompli un job de haute qualité.
Je le ferai avec d’autant plus d’entrain que je me demande pourquoi les Barundi, tous camps corporatistes confondus, aiment s’auto-flageller ? Pourquoi aiment-ils chercher les bagarres, coûte que coûte, sans vouloir valoriser les pas gigantesques qu’ils ont pu franchir ensemble, durant les années noires de notre passé agité ? (1)
A plus tard donc.
(1) Je tiens à rappeler à ce sujet les vies perdues et les sacrifices assumés durant les massacres de Ntega Marangara (août 1988) lorsque notre printemps anti-3ème République putschiste de l’époque nous a fait faire victorieusement le premier pas historique vers la gouvernance démocratique suite à la lettre ouverte du 22 août.

C'est parfait cette news, mon vieux
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