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« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », a dit un sage.


mercredi 21 novembre 2012

Quand le Congo s’éveillera…

Le titre de Peyrefitte parlant de la Chine en son temps et prédisant l’éveil actuel dans ce qui est désormais éa deuxième économie de la planète, convient bien à l’actualité de nos jours en RD Congo. Car en effet, la ville de Goma est tombée, comme un fruit mur, dans les mains rebelles du M23.
Si vous êtes sérieux, vous devez en conclure, si l’on observe le contexte dans lequel les événements surviennent, que la haine (je dis bien la haine ethnique suscitée par cette guerre vieille de 16 ans) gagne du terrain. Cette image irréaliste de cette femme (notre photo), qui rampe comme une soldate assiégée, face à celui qui doit être son enfant cherchant protection derrière ce modeste rempart le dit clairement.
Surtout, c’est le moment de regarder la communauté internationale, dont la crédibilité est mise en jeu par son impuissance. Au travers d’un nouvel appel adopté à l’initiative de la France, qui est à l’origine de la résolution n°2074 de ce 21 novembre au Conseil de Sécurité est censé sauver la face.  (Lire ici ).
Bien sûr, tout le monde sait que cette énième initiative ne suffira pas, tant que l’on ne passe pas à une injonction puisant sa légitimation dans le chapitre 7, article 44 de la Charte onusienne qui autorise une intervention armée musclée, au-delà de la prétendue protection des populations qui n’est rien d’autre que de l’hypocrisie classique déjà vue.
On voit dans ce contexte, des Congolais sceptiques, voire inconsolables, jugeant sans grand effet ces nouveaux appels, probablement en se référant au passé. Le pessimisme est ainsi pour le moment au cœur du scénario noir le plus probable.


Par contre, plusieurs inconnues demeurent si la crise du Kivu devrait s’étendre, comme on le craint bien, à Bukavu avant d’atteindre Uvira, à 15 km de Bujumbura, qui est aussi dans le collimateur des pro-M23. 
Ce dernier mot en dit long sur les impasses qui s’ensuivraient. Nous devrons tous prier pour que ce scénario n’arrive… 

Ce qui est sûr de mon point de vue…

Et quoi qu’il en soit, dans cette grande RD Congo, malgré ses pieds d’argile actuels et ses 80 millions d’habitants qui n’arrivent pas pour l’instant à forme une armée nationale capable de les défendre… oui les défendre contre les appétits suscités par son riche sous-sol, il est difficile de dire ce que demain amènera. 
Ce qui est sûr, tôt ou tard (et les Congolais eux-mêmes en sont maintenant convaincus et c’est la donne la plus majeure intervenue ces derniers mois), l’avenir du pays-continent ne repose que sur ses citoyens et sur eux-seuls. Cela, ça se dit déjà par les concernés et c’est le moment d’avertir : quand ce grand peuple humilié voudra parler, hazoca uwambaye (parole de témoin !), comme disent les sages Burundais des temps anciens.
C’est pourquoi je pose une question : dans l’immédiat, existe-t-il une solution ? Le Cirid prépare une réflexion à ce sujet. 

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